
L’idée de ce roman est née avant l’apparition du Covid. A l’époque, je voulais sortir des automatismes professionnels et des relations dénaturées pour revenir à une existence plus simple, en me réappropriant mes sens. L’art, les balades, la photo ou encore les choses de la vie comme la cuisine m’y ont aidé grandement.
Et puis je me suis intéressé aux druides, ces savants qui excluaient l’écriture de leurs enseignements, pour amener leurs disciples à observer, à analyser, à ressentir. La documentation sur le sujet commençait.
Le Covid est passé par là. Après la stupeur, la phase de construction du roman m’a permis de sortir la tête de l’eau. Finalement, la perte du goût et de l’odorat résonnait avec mon sujet. Et les confinements nous questionnaient sur le sens de la vie.


Je passe le deuxième confinement en Bretagne, seul. Le travail sur le livre continue, faute d’avoir beaucoup d’autres choses à faire. J’ai les personnages, les lieux et la trame se dessine peu à peu. Noël arrive. C’est la première fois que je le passe seul, physiquement. Heureusement, les réseaux sociaux sont là. Mais ça ne suffit pas. Il est temps de se lancer. L’écriture commence. Je reprends toutes les anecdotes et les photos que j’ai prises pendant le premier confinement. Un peu plus d’un an après, je dois m’arrêter, changement de travail oblige. C’est seulement cinq ans après que je le termine.

