Le livre

Extrait

Résumé des épisodes précédents

Nous sommes à la veille d’une épidémie que le monde n’avait pas connu depuis un siècle.
C’est la veille de Noël. Presque tout le monde se prépare à fêter.
À Paris, Christophe va pour rejoindre sa compagne avec Brahim, un inconnu en galère avec qui il a sympathisé. Mais Adélaïde a disparu, laissant le festin à la disposition des deux nouveaux amis.
Du côté d’Orléans, la famille Langer s’inquiète pour Paul, le père, qui est parti trop longtemps chercher des citrons. Retrouvé en état de divagation par les policiers, ses enfants doivent le chercher au commissariat. Entre-temps Adélaïde, l’autre fille de Paul et de Sandrine Langer, est arrivée de Paris.
Beaucoup plus loin, deux amis tentent d’échapper aux carabinieri. Luigi et Maë dévalent les ruelles de Rome et tentent de trouver une planque.

Et maintenant, l’extrait

Les personnages

Trois personnages sont en centre du roman. Adélaïde Langer et Christophe Le Gall sont en couple depuis quelques années, tandis que Brahim (Brahms pour les intimes) est un célibataire endurci vivant toujours chez sa mère. Les premiers habitent un appartement de la tour Mexico aux Olympiades. L’autre est un enfant de Belleville qu’il ne peut se résoudre à quitter. Les origines des amoureux sont provinciales, l’une venant d’Orléans, l’autre de Douarnenez. Les seules racines dont pourraient parler Brahim sont kabyles, mais il n’est jamais allé à Akbou, là où est né son père. A priori, aucune chance qu’une libraire et son conjoint économiste croise la route d’un manager de musiciens. Pourtant, non seulement ces trois jeunes gens vont se trouver, mais leur destin va être si lié qu’il va embarquer certains de leurs proches.

Ainsi entre dans cette danse impromptue un des protégés de Brahms. Maë, très jeune rappeur de Bondy et protégé de Brahms, entraîne son coach et ses nouveaux amis dans des aventures bien différentes, que ce soit avec son ami Luigi ou avec Boris son dealer. Même la famille Langer se retrouve embarquée dans toute cette histoire. Sandrine, la mère qui travaille chez Duralex, n’a vraiment pas besoin de toutes ces agitations. Elle s’inquiète déjà suffisamment entre les risques de faillite de l’usine, sa fille Virginie qui baisse ses efforts alors qu’elle doit passer le bac, et surtout Paul ! Paul qui doit assumer presque seul les revenus de la famille. Et Paul qui présente des signes inquiétants sur sa santé mentale.

D’autres les rejoindront par la suite : Diane Cariou l’experte bretonne en reliques celtes, Oscar Psirin un autre expert mystérieux de la culture celte qui va particulièrement s’attacher à Brahim, Merzhin un être fantasque et fantastique que Christophe croisera sur l’île de Sein. Et surtout Dominique Foissard, alias Cassanos, un druide aux sombres desseins secondé d’une étrange vieille femme au chignon rouge et noir.

Le Covid

Ou LA Covid… Désolé, mais sur ce site, on parle du Covid. Et dans le livre, on en parle sans le nommer. On en parle pour noter (avant de l’oublier) tout ce qui nous a marqué pendant cette période. On ne le nomme pas car y il y aura peut-être bientôt des Covid 30, ou peut-être d’autres noms de calamités biologiques semblables. Car avec la fonte du permafrost, d’autres menaces biologiques pourraient éclore.

Le Covid donc. Sa soudaineté. La stupeur. L’ennui. La solidarité. L’ordre. La protestation. La frustration. Les excès de zèle. Les excès tout court. Dans « En quête de sens », tout ce que y est relaté à propos du Covid s’inspire de faits réels. En lisant ce livre, vous revivrez probablement cette période pas si lointaine et que vous avez peut-être déjà oubliée. Sans les trauma.

Des aventures

Tout commence par la scène banale d’une femme banale qui attend son compagnon banal pour faire un réveillon banal dans leur appartement banal de la ville banale de Paris. Mais très vite, dans un quartier à l’opposé du leur, un type pas banal doit échapper aux sbires d’un caïd de la drogue russe. Ce n’est que le commencement des mésaventures de Brahim. Tout ça à cause d’un de ses jeunes protégés, Maë, un jeune rappeur (de talent) écervelé parti à Rome pour vivre d’autres péripéties.

Mais les aventures ne se résument pas à quelques courses-poursuites et à des fuites en avant. La découverte d’un masque aux pouvoirs étranges, par ce même Maë d’ailleurs, va jeter Brahms dans un autre maelstrom, embarquant avec lui tous ceux qui l’entourent (sauf sa mère heureusement).

Adélaïde n’est pas en reste. Sa quête improvisée du locus consecratus des Carnutes la projette dans une expérience surnaturelle incroyable. Plus encore : elle et sa sœur Virginie se retrouvent mêlées aux sombres desseins d’une secte particulière, menée par un druide inquiétant.

Quant à Christophe, c’est une aventure très particulière qu’il va vivre en tentant de suivre la voie d’un autre druide, bien plus drôle et aux pouvoirs surprenants.

Un roman social ?

Ce n’est probablement pas le bon qualificatif, mais « En quête de sens » veut témoigner de quelques faits sociaux de cette époque. Le dialogue social tout d’abord. Ou plus précisément l’absence de dialogue social.

Quelques années avant le Covid, le recours aux corps intermédiaires était impossible. Seul le recours à la force était malheureusement entendu par l’État. Les syndicats, les associations et même les élus locaux ne peuvent faire entendre leur voix.

Rien ne sert de défiler dans la rue, tout est écrit d’avance. Sauf le Covid. Mais qu’à cela ne tienne. On garde le cap et on profite des confinements pour accélérer les débats dans des assemblées presque aussi vides que les rues.

Et en même temps comme diraient certains, des usines ferment ou risquent de fermer, le trafic de drogue augmente et la jeunesse cherche un avenir vivable à défaut d’être désirable.

Quelques mois avant le Covid, j’entends parler de Plan C. Réfractaire à la cocaïne, je n’en avais jamais entendu parlé. Et seulement quelques semaines après, j’entends la même expression venant d’un jeune couple faisant ses courses dans un magasin de bricolage bien connu de l’avenue Daumesnil. Les tueries et autres règlements de compte ne faisaient pas encore la une des journaux, mais les quelques remontées qu’il y avait déjà à l’époque justifiaient l’existence de Boris et de ses sbires dans le livre.

Idem pour Virginie : le passage de Greta Thunberg dans le paysage politique a entraîné bien des jeunes dans leur remise en cause du système. Pour eux, le Covid n’a été qu’un mascaret sur lequel surfer avant de gagner le grand large de la liberté.

Finalement le Covid a quelque chose de bon pour bien d’autres français. C’est l’occasion de prendre du recul, de relativiser, de distinguer ce qui est vraiment essentiel du reste, pas forcément en suivant les critères du gouvernement pour le choix des commerces autorisés à ouvrir.

De l’amour

Une vingtaine de personnages, plus de cent-cinquante pages. L’amour est forcément présent dans ce roman, et sous différentes formes. L’innocence, la passion, l’amusement, la tendresse et même l’inquiétude figurent sur quelques visages du livre. Inutile d’en dire plus, au risque peut-être de gâcher vos surprises et votre plaisir.

Le fantastique

Vous avez probablement déjà compris que ce livre n’était pas de l’heroic fantasy, ni même un roman fantastique à proprement parlé. Si le réel est bien présent au début de l’histoire, il vient un moment où l’imaginaire commence à prendre le pas dessus, progressivement, jusqu’à son apogée à la fin de l’ouvrage.

Ces passages improbables ont plusieurs sources d’inspiration. Certaines reposent sur des cultures bien réelles comme le chamanisme ou le néo-druidisme. Elles sont transcrites sous la forme de rituels appelant l’harmonie et la réconciliation avec la nature et l’environnement. D’autres influences ont apporté la magie et les êtres fabuleux. Ce sont essentiellement des légendes ancestrales ou moyenâgeuses.

« Hannal nathrar, ourwassbethud, doriel diembhe. » Puisse ce roman vous charmer !